Publié dans Politique

Banque mondiale - L’écosystème entrepreneurial passé à la loupe 

Publié le dimanche, 11 décembre 2022

Durant son périple à Madagascar, la vice-présidente régionale de l’Afrique de l’Est et australe du groupe de la Banque mondiale,  Victoria Kwakwa, a mené une table ronde sur l’écosystème entrepreneurial.  Ce dialogue fut, une fois de plus, une occasion aussi bien pour le secteur privé que le Gouvernement malagasy, de voir ensemble les stratégies à adopter afin d'améliorer l’économie de la Grande île à travers le développement de l’entrepreneuriat. A rappeler qu’en début d’année, l’institution de Bretton Woods a procédé à un diagnostic du secteur privé malagasy ainsi que l’environnement entrepreneurial en général.

Dans ce « Diagnostic du secteur privé de Madagascar », la Banque mondiale souligne la nécessité de renforcer l’environnement des affaires et d’améliorer la compétitivité pour attirer plus d’investissements dans trois secteurs clés dont l’agro-industrie, l’habillement et le tourisme. Ces recommandations sont de la Banque mondiale qui a présenté hier un rapport de son diagnostic du secteur privé (CSPD) à Madagascar. Ce diagnostic propose aussi des recommandations sur la manière dont le pays peut atténuer les contraintes pesant sur la productivité et les investissements dans les secteurs de l’énergie, des transports et des infrastructures numériques. Pour la Banque mondiale, Madagascar peut créer des emplois et bâtir un avenir meilleur pour sa population en introduisant des réformes favorisant le développement du secteur privé.

Compétitivité à renforcer

Ces réformes peuvent se concrétiser en améliorant l’inclusion financière des petites entreprises et en renforçant la compétitivité de plusieurs secteurs économiques clés. Pour ce faire, des interventions spécifiques sont suggérées. A l’instar de l’élargissement de l’accès au financement pour les petites entreprises, en tirant notamment parti des services financiers numériques, la mise en place d’un environnement des affaires plus prévisible, l’harmonisation du cadre des investissements, l’amélioration du cadre juridique et du zonage dédié aux usages fonciers pour faciliter l’accès à la terre ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles pour concevoir et mettre en œuvre des réformes. En éliminant les freins à la compétitivité et en captant des investissements, la Grande île peut se remettre sur la voie du développement et se préparer à une reprise résiliente. Le plus important est de mettre en place un environnement favorable aux affaires et qui soit plus prévisible. Notamment avec des coûts moins élevés pour le démarrage et l’exploitation d’une entreprise, moins de restrictions commerciales, un cadre d’investissement et de concurrence efficace facilitant l’entrée dans des chaînes de valeur existantes et nouvelles. Pour faciliter l’achat et la location de terrains, donner confiance aux investisseurs et permettre aux nouveaux projets de démarrer, des réformes juridiques pour harmoniser le cadre des investissements et l’approbation de la loi sur les titres de la propriété privée doivent également être menées.

 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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